Labastide-de-Virac # 2

Coucou les «zami(e)s»,

 

Je vous avais laissé(e)s en août et nous voilà déjà en septembre.


Bon retour sur la blogosphère à celles et ceux qui ont pris quelques vacances. 

Je vous propose aujourd’hui de poursuivre notre visite du château des Roure à Labastide-de-Virac. Si vous voulez lire le début, c’est ICI.


Nous avions sélectionné ce château non pas pour son architecture mais parce qu’il abrite un musée de la soie.
Nous voulions revoir une magnanerie près de Vallon Pont d’Arc visitée 25 ans plus tôt mais nous ne l’avons pas retrouvée. Donc Faute de grives, on mange des merles !

Juste deux petites précisions lexicales avant de passer aux photos légendée.
Une magnanerie = le local où se pratique l’élevage des vers à soie.
La sériciculture = l’élevage du vers à soie

 

le cycle du ver à soie ou bombyx du mûrier
https://www.massophia.com/les-cocons-de-soie/


Malheureusement lors de notre visite, pas de vers à soie. Ce n’est pas le moment.
C’est donc une vidéo qui prend le relais.


Le magnan éduque des vers à soie et fait éclore des œufs toutes les semaines.
Il se sert d’un castelet; un appareil qui servait à chauffer et faire éclore les œufs de vers à soie.

Quand le ver à soie sort de l’œuf, il est long de deux millimètres environ et couvert de poils.
Avec des rameaux de bruyère, de genêt, de bouleau, de colza, le sériciculteur fabrique des cabanes en forme d’arceau, c’est l’encabanage.
Il subit quatre mues, puis, après avoir tissé son cocon il se transforme en chrysalide à l’intérieur du cocon.
On cueille les cocons avant de les dévider.

Quand les cocons arrivent à la filature, la chrysalide est encore vivante. Il faut empêcher le papillon de sortir car il casserait le fil de soie et on ne pourrait plus l’utiliser.
On étouffe les chrysalides à la vapeur.
On passe alors au dévidage.

Le moulinage consiste à rendre le fil de soie utilisable..
Après le dévidage, le fil doit être tordu afin renforcer sa résistance.

Le flottage permet de rassembler les fils de soie en écheveaux.

Il ne reste plus qu’à passer aux deux dernières étapes : le bobinage et tissage.
 

Si la sériciculture vous intéresse, je pourrai vous en reparler dans la rubrique Rétrospective car avec les enfants, nous avons visité plusieurs fois le musée de la soie de Taulignan beaucoup plus complet que celui du château de Roure.

Je vous embrasse et vous retrouve vendredi pour le dernier volet de cette visite de Labastide de Virac. Prenez soin de vous !

41 Thoughts on “Labastide-de-Virac # 2

  1. C’est une expo super intéressante et l’élevage du ver à soie captivante j’ai eu l’occasion de les voir travailler dans la région lyonnaise.
    Gros bisous et bonne journée
    Mitou

  2. Les vers à soie… Je me souviens avoir visité une petite magnanerie d’époque dans la région des châteaux de la Loire, dans une « maison » troglodyte, avec mes élèves…
    Merci pour ce rappel très intéressant!! Et si cruel que les écolos en feraient leurs choux gras si cela se passait encore ainsi!!
    Bon mercredi, bien froid de la nuit, l’été est fini!
    Bizz

  3. Oui c’est intéressant. Oui la soie est une matière extraordinaire (et j’en ai porté). Il y a eu une magnanerie dans mon village aussi autrefois. Et oui, je l’aurais certainement visitée aussi.
    Mais avec le temps qui passe, je n’aime plus du tout qu’on ennuie qui que ce soit … y compris les vers à soie. Na 😉
    Bises et belle journée 💋

  4. Bonjour Lavandine
    Ça devait être très intéressent cette visite, quand je suis allée en Ardèche j’avais vu ce site mais il était fermé et nous n’avions pas pu le visiter, dommage
    Je te souhaite une bonne journée, bisous

  5. Même si je connaissais le cycle du ver à soie de voir tes photos commentées est très instructif Cela me fait un peu mal au ventre de savoir qu’on les étouffe .. enfin je pense qu’il y en a tout de même quelques uns qui s’en sortent vivant pour continuer la « chaîne »..
    j’adore la soie.. mais je n’en porte pas..par contre j’ai des fils de soie à broder.. un vrai régal entre les doigts!!
    merci pour ce « reportage »
    bonne journée bisous bisous

  6. Je ne savais pas que l’on étouffait les chrysalides! Je regarderai la soie d’un autre oeil dorénavant!
    Je n’en ai d’ailleurs jamais portée -sauf peut-être un foulard ou deux- car j’ai toujours trouvé que cela froissait et était trop délicat.
    Si en plus on empêche les vers de devenir papillons…
    Cela dit la visite est intéressante et c’est toujours bien d’apprendre.
    Bonne journée, Lavandine!
    Grosses bises

  7. On comprend pourquoi la soie est chère , il y a un travail long et minutieux derrière !
    En primaire la maîtresse nous avait installé un terrarium avec des vers à soie on étudiait le processus cette année là , j’avais trouvé ça très intéressant . Belle journée , bisousss

  8. Très jolie visite ! Et oui les magnaneries ne se visitent pas n’importe quand si on veut voir des vers à soie. On les élevait à l’école primaire je me souviens, et nous devions chacun notre tour emmener du mûrier à l’école pour les nourrir. On en voit encore dans la Drôme et en Ardèche, mais je ne saurais te dire où se trouve celle de Vallon-Pont-d’Arc que j’ai pourtant visité aussi 🙂 ça date un peu ! J’avais été fascinée par le travail de la soie et la patience pour élever ces affreux vers !! Bisous et une douce journée

  9. as t’on le droit de voler les bobines de fil de soie ???? les couleurs sont trop belles
    j’ai eu l’occasion de visiter des installations similaires, c’est toujours très intéressants

  10. Bonjour Lavandine,
    quel bel article fort intéressant, dommage que cet élevage fut condamné par la disparition de la prime qui aidait les sériculteurs à continuer à travailler dans ce domaine.
    Le musée nous montre tout ce qu’il faut savoir sur ce domaine.
    Pas le temps d’aller voir « ici ».Une autre fois peut être.
    Merci et bonne journée, gros bisous et amitié.

  11. Bonjour Lavandine
    Très intéressant ce musée du ver à soie .
    Dans mon enfance on faisait l’élevage des vers à soie dans mon village , je me souviens des cocons ,mais une piqûre de rappel fait du bien et permet de combler les lacunes.
    Bises

  12. J’ai retrouvé où était la  » nôtre « , à Lagorce, au sud d’Aubenas.
    J’avais trouvé ça très intéressant également, comment d’un petit ver on peut arriver à un tissu si … soyeux ! 😉
    J’en ai visité une autre au Vietnam, le principe est exactement le même.
    Belle soirée, gros bisous.
    Cathy

  13. Merci Lavandine pour la visite de cette magnanerie passionnante, grâce à toi j’ai appris beaucoup de chose sur les vers à soie. Si je retourne en Ardèche, nous y ferons une petite escale, ce n’est pas loin de chez nous en plus. Bisous et bel après-midi.

  14. Ca devait être très intéressant. Je ne connaissais pas tout ça ! Ca doit être encore plus intéressant de voir en vrai ! Il y a une question de saisonnalité pour cette culture du vers à soir ? Bises. FRANCOISE

  15. Toujours très intéressant comme visite j’ avais eu l’ occasion d’ en visiter une du coté de Périgueux il y a fort longtemps je ne suis pas sur qu’ elle existe encore,ayant fait un voyage en thailande là aussi j’ ai pu admirer le travail des vers et de la filature.Magnifiques photos avec ces bobines de couleurs.Bon w end bizz

  16. la soie c’est très beau et cette visite très intéressante et ce musée bien joli
    mais bon pas trop sympa le chrysalides étouffées à la vapeur…comme quoi ça me fait « marrer »…(!!!!!)…
    gros bisous
    patricia

  17. oups j’ai supprimé une phrase en erreur, je disais que ça me fait « marrer » quand j’entends plein de « choses » sur « nos » comportements ou/et choix et/ou non choix de consommation etc…il y a tellement de domaines où il y a des « trucs » pas « bien » sur des animaux/poissons/crustacés etc etc…mais on en parle pas là…même là donc pour de la soie pas quelque chose qui finit dans une assiette….(!!!)

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