Du côté des livres

Bonjour tout le monde,

 

Aujourd’hui, un article inhabituel sur la Lorgnette. Il s’agit en fait d’une rubrique que j’ai ôtée à mon dernier De Tout et De Rien à cause de la longueur.

Cet été, beaucoup de lecture. En fait, c’est vraiment la seule chose que j’arrive à faire en ce moment : LIRE

Les résumés (4ème de couverture) ne viennent pas de moi mais essentiellement de sites comme l’excellent Babélio ou la Fnac. En fait, faire un résumé de lecture m’ennuie. Cela a toujours été ainsi et cela me rappelle mes années d’étude. Je ne sais pas si vous vous souvenez des dissertations, des résumés et des commentaires composés ? En tous cas, cela ne nous rajeunit pas.

 

 

Françoise Bourdin, les Soleils mouillés

Miss n°1 m’a offert le premier roman de Françoise Bourdin, réédité chez Recamier en 2024, suite à son décès.

” À force d’écrire des nouvelles, je me suis lancée dans la rédaction d’un roman. Le premier est toujours un peu autobiographique. ” Françoise Bourdinès en décembre 2012.
Une histoire personnelle et authentique, d’une jeune femme dont la précocité littéraire laissait présager l’auteur à venir.
Frédérique est une jeune fille pleine de fougue et passionnée de course hippique. À dix-sept ans, elle décide de fuir la relation fusionnelle mais compliquée qu’elle vit avec son premier amour, Joël. En voyage à Londres, elle tombe sous le charme d’un jeune lord, brillant, au caractère rassurant, qui lui ouvre les portes de l’aristocratie anglaise.
Quatre ans s’écoulent, Frédérique mène avec le bel anglais une vie certes agréable, mais sans saveur, sans frisson, sans passion. La France, l’aventure et les champs de courses lui manquent. De retour à Paris, elle revoit Joël, devenu jockey. Alors qu’elle pensait l’avoir oublié, Frédérique retrouve à son contact la flamme qui l’animait autrefois.
On peut sacrifier son passé, le renier ou le détester, mais on ne peut pas l’effacer.”

Autant j’aime beaucoup la plupart des romans de Françoise Bourdin, autant ce premier roman, écrit alors qu’elle n’avait pas 18 ans, m’a ennuyée. Il est évident que si j’avais commencé par ce livre, j’aurais tourné résolument le dos à l’auteur.

 

 

Madeleine Chapsal, J’ai toujours raison

Un recueil de nouvelles trouvé dans une boite à livres.

Un homme que sa mère n’a pas aimé tire au fusil sur des enfants trop destructeurs, un serial-killer étrangle dans un train la jeune fille qu’il vient de séduire, une femme trompée s’attaque à ce que la tempête n’avait pas démoli chez elle, une fille devenue orpheline par la faute de la route organise des accidents de voiture, une femme jalouse fait passer sa soeur pour une voleuse…
Ces treize nouvelles sont des extraits de la réalité telle que je la vois, la vis : à la fois poétique et meurtrière, féroce et tendre… Chacun des personnages reproduisant plus ou moins consciemment ce qu’on lui a fait subir autrefois.
Une nouvelle, c’est un roman en miniature. Une espèce de bonsaï littéraire précieusement cultivé… Cela me fait penser aussi à ces ” carottes ” qu’un fromager tire d’une grosse meule pour vous en offrir un petit aperçu savoureux, onctueux, véridique.
Goûtez, et si vous en voulez encore, prenez le tout

Hormis les nouvelles « classique » du XIXème siècle, Maupassant, Gauthier, Poe, Balzac, Flaubert … et les nouvelles éditées chaque année par les Restos du coeur, je ne me souviens pas d’avoir lu des nouvelles contemporaines.
Chapsal est un écrivain que j’apprécie en général mais cette fois-ci la rencontre n’a pas matché. J’ai peiné pour arriver au bout de ma lecture et pourtant la présentation de la 4ème couverture me semblait alléchante.

 

 

Marie-Paul Armand, Le cri du Héron

Un livre qui m’a été offert pour mon anniversaire par une blogueuse qui se reconnaîtra.

Laissez-vous embarquer vers le Nord… Dans ce recueil de nouvelles, ancrées dans un passé plus ou moins proche, le lecteur part à la découverte d’une région et de ses habitants.
Un ancien combattant de 14-18 ne peut tolérer que son fils veuille épouser une Allemande ; une petite fille, orpheline de mère, n’accepte pas la nouvelle femme de son père ; deux sœurs, ennemies dans leur enfance, se retrouvent à l’âge adulte…
Entre les marais de Saint-Omer et les hauts fourneaux disparus de Valenciennes, voici des histoires de famille, de passion, de bonheur, de misère et de rêve au cœur de cette contrée si chère à l’auteur.

Je ne connaissais pas l’auteur et c’est une belle surprise. Écriture simple, efficace de 6 nouvelles sur le thème de la famille. J’ai bien aimé. Et voilà un ouvrage qui m’a réconciliée avec la nouvelle contemporaine.

 

 

Catherine Bardon, Un rêve immense 

Un livre offert par Miss n°1.

Berlin, 1927, Nora rencontre Ludwig. Nourri de théories libertaires, passionné de philosophie, végétarien, cet homme singulier aspire à changer de vie. Nora tombe sous son charme et se convertit vite à son désir de nouveauté. Et s’ils quittaient cette Allemagne exsangue pour se réinventer ailleurs ?
Ensemble, ils découvrent l’existence de Charles, une île déserte de l’archipel des Galápagos. L’endroit leur semble parfait, Nora aime les animaux et la nature, Ludwig pourra y écrire ses traités de philosophie loin du bruit du monde. Quelques mois plus tard, en débarquant sur Charles, ils croient toucher du doigt leur rêve immense : une autre vie peut commencer. Mais rien ne se passe jamais comme on l’a rêvé. Et Nora et Ludwig ne vont pas rester seuls longtemps.
Inspiré de faits réels qui ont autrefois défrayé la chronique, “Un rêve immense” raconte l’histoire de deux idéalistes aux aspirations résonnant fortement avec notre époque. Dans ce roman foisonnant où les lieux deviennent terres de magie, la lumière vient d’une femme, en quête de son destin.

J’ai découvert il y a peu Catherine Bardon avec la saga en 4 volumes des Déracinés. J’avais beaucoup aimé, surtout les 3 premiers tomes.
Dans ce nouveau roman, l’auteur ne démérite pas et j’ai beaucoup aimé lire cette histoire qui reprend des éléments de faits réels.

 

 

Guillaume Musso, Central Park 

Un roman, capturé dans une boite à livres

 

Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière … pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin …
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park.
Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant …
Pour qui aime le style de Musso, ce roman est un vrai petit bijou. Je n’ai pas deviné l’intrigue avant la fin, ce qui est rare, et pourtant je me suis sentie dans un univers de déjà vu.

 

 

Pour traverser ces jours sans fin où le seul mot d’ordre « est résister à la chaleur » ou presque, je feuillette aussi de temps en temps un flow que Miss n°1 achetait et qui prône la douceur de vivre et le bonheur des choses imparfaites.
Le design est beau mais le contenu me laisse sur ma faim. Et pour trouver son bonheur dans les choses imparfaites, il y a encore du travail !!!

J’ai actuellement deux livres en cours. Je vous présenterai l’un d’entre eux une prochaine fois. L’autre m’est arrivé par le sac voyageur et je pourrai rien vous en dire avant le retour du sac à son point de départ.

Je vous souhaite un bon mercredi et vous donne rendez-vous vendredi pour un autre sujet.
A bientôt !

Photos personnelles non libres de droit.
Merci de m’envoyer une demande par le formulaire de contact si vous voulez utiliser l’un ou l’autre cliché. Je me ferai un plaisir de le partager avec vous.
Texte et légendes rédigés avec les informations glanées sur le net et les documents en ma possession.

18 Thoughts on “Du côté des livres

  1. Madeleine Chapsal j’avais beaucoup aimé certains de ses romans, mais il y a fort longtemps. Catherine BARDON une claque à la lecture des déracinés, dévoré !! Musso bof, bof j’arrive pas vraiment à rentrer sans ses bouquins, il fait pourtant un malheur quand il vient ici au salon du livre.

  2. Ah oui quand-même, moi j’ai lu mais aussi squatté YouTube …
    Je ne connais que Bourdin et Musso que je n’ai pas lus depuis un moment. Actuellement, je “suis” très Lucinda Riley. Après les 8 tomes des 7 sœurs lus l’année dernière (et une grande pause pour d’autres romans que j’ai aimés aussi … ou pas 😉) je me suis replongée dernièrement dans ses autres romans et je me régale. Depuis que je sais lire et que j’ai dévoré les “Martine” puis les “Comtesse de Ségur” , club des cinq et autres qui me faisaient tous rêver, j’ai toujours un livre en route mais je lis plus doucement que toi je pense, un, grand maxi deux par mois, et moins par moment mais je n’ai jamais lâché, c’est un merveilleux moment d’évasion !
    J’avais commencé à lire le livre en ligne que tu avais lu pour tes petits-enfants, pas mal, mais j’ai lâché car je déteste lire deux livres en même temps (ça me rappelle la fac de lettres modernes que j’ai rapidement laissé tomber), de plus, je crois que j’ai perdu le lien, il faudrait que je le cherche dans tes articles précédents …
    Bisous, je vais faire du vélo ce matin, 10° à6h30 🥶, départ demain matin pour l’Ardèche en covoiturage, la liseuse est en charge et sera du voyage bien sûr !
    Rebisous, Martine
    P.S. : et bien sûr que je te fais signe si je monte, idem pour toi si tu descends 😉

  3. Bourdin, parfois j’aime, parfois pas.
    Chapsal, je n’en ai lu qu’un que je n’ai pas trop aimé.
    Musso, je les lis tous. J’aime bien, mais je les oublie vite.
    M-P Armand, je les ai tous lus et tous aimés, je pense. C’est une auteure qu’on ne rencontre pas sur les réseaux.

  4. Belle idée de dissocier les livres “De Tout et De Rien”.
    Je n’ai lu aucun de ses romans, et en plus je ne lis pas beaucoup depuis quelque temps déjà…
    Mon dernier roman “Soixante secondes de bonheur de Bruno Combes” (j’ai adoré). Je l’ai lu dans l’avion entre Los Angeles et Papeete. Au retour j’ai regardé des films.
    Merci pour le partage.
    Gros bisous et bonne fin de journée à vous deux

  5. effectivement hormis la lecture ou comater devant un écran, les activités cet été auront été éprouvantes…
    Ouf des nouvelle sont eu grâce à tes yeux !
    Je ne connais pas les livres que tu présentes, mais Flow oui,
    c’est joli, doux à regarder, mais un peu creux en effet ( et très onéreux !)
    bisous en attendant la pluie prévue pour demain, en espérant qu’elle tombe enfin !

  6. Bonjour Lavandine
    Tu as lu en un été ce que je lirais en une vie :-)))
    Merci pour tes partages même si je n’ accroche pas vraiment ….
    Bises, bonne journée

  7. J’aime toujours autant lire et preneuse de titres que d’autres ont aimés. Parmi ceux que tu nous présentes, j’irais bien faire un tour de côté des “Déracinés ou d’ “Un Rêve immense”. Je viens de découvrir Barbara Abel à travers un thriller psychologique, “Derrière la haine”. C’est vraiment bien “ficelé”.
    J’ai acheté Flow au début mais j’ai abandonné. Je suis passée à Daphne’s Diary, du moins quand je suis à Toulouse. Pour le plaisir du papier et des illustrations…
    Excellent mercredi à toi, Lavandine.
    Gros bisous.

  8. J’aime bien F Bourdin, j’en ai lu beaucoup toujours avec le même plaisir, Central park de Musso, ça m’a beaucoup plû !Les autres je ne connais pas, je suis de plus en plus H Coben, Joel Dicker….. Comme tu dis, en cette canicule, il n’y a que ça à faire…
    Bises. FRANCOISE

  9. Bonjour Lavandine,
    je vois que as passé de bons moments à l’ombre, tu as lu pas mal de livre. Bravo. Je n’en dirai pas autant. Difficile pour moi de restart ainsi, Il faut que je bouge. Il est vrai qu’en altitude c’est plus facile. Bon mercredi et Bisous à tous les deux. Huguette

  10. De belles lectures diverses et variées… de quoi occuper ton été… peut-être quand les trois enfants dormaient ??
    Je lis beaucoup moins qu’avant (mais j’ai tellement lu “avant” que ça fait une bonne moyenne)… plus de balades, plus de photos…. et le travail d’enregistrement des photos et les articles sur mon blog ensuite (ça me prend pas mal de temps)… le soir, un peu de télé (je me couche assez tôt, merci le Replay… mais je suis debout à 5h30 !).
    Très bonne journée et gros bisous.

  11. Je suis décidément un peu différente… La seule chose que je ne fais pas particulièrement en été, c’est lire. 😊
    Et puis, pour moi, le choix d’un livre reste quelque chose de très personnel. Alors bravo d’avoir « ingurgité » tout ça ! Là encore, je crois que je suis un peu à part.
    Je ne lis pas à la chaîne. J’aime prendre le temps de rester avec une histoire, de la laisser m’accompagner un certain temps. C’est aussi, quelque part, une façon de respecter le travail de l’auteur, qui a passé des heures à choisir ses mots, à construire ses phrases et à donner vie à son histoire.
    Mais ce n’est bien sûr que mon ressenti, ma façon à moi d’aborder la lecture. Et je respecte totalement les personnes qui peuvent dévorer plusieurs livres en peu de temps. Nous avons simplement des façons différentes d’aimer et de vivre nos lectures
    Rose

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