Bonjour tout le monde,
Aujourd’hui, nous revenons au début de juillet 2024, alors nous gardions les Schtroumpfs en l’absence des parents. Nous avons fait avec eux un circuit Tèrra Aventura à Clairac, nommé « Pérégrination fond’ente ». Nous allons donc suivre Zacquet, en pèlerinage sur le Chemin de Compostelle !
Pour rappel, Tèrra Aventura, né il y a une dizaine d’années dans le Limousin, est un concept qui propose des balades originales à travers la Nouvelle Aquitaine permettant de découvrir le patrimoine local tout en jouant.
C’est un peu comme une chasse au trésor version moderne. Il suffit de télécharger sur son smartphone l’application gratuite et de choisir un parcours.
En répondant à des énigmes, les Tèrr’aventuriers parviennent jusqu’à une cache dans laquelle ils trouvent des badges appelés Poïz qui sont à collectionner.
Je vous avais déjà présenté le circuit de Vianne ci-dessous :
Pas très loin, il y a Clairac… On y va ? Attention article long pour éviter à avoir à en faire 2.
Le circuit débute devant l’ancienne abbaye bénédictine. Ses origines sont plus qu’incertaines car selon les informations de l’application, elle aurait été fondée au VIIIème siècle par Pépin le Bref. On dit aussi que son fils Charlemagne y aurait vaincu une armée maure. Comme la lumière divine brillait sur le champ de bataille ce jour-là, le roi aurait alors baptisé l’abbaye en ce souvenir « Clara Luce » devenu Clairac. Ça c’est pour la légende !

Cent vingt moines bénédictins vivaient à l’abbaye, travaillant aux champs tirant leurs revenus des terres fertiles de la vallée du Lot. Ils étaient aussi copistes.
L’abbé de Clairac était le seigneur du village. A ce titre, il commandait deux bastides, cinq prieurés et une cinquantaine de paroisses.
Victime de la guerre de 100 ans et des guerres de religion, elle est en ruine lorsque Henri IV l’offre en 1604 au chapitre de St Jean de Latran. Elle était administrée par un abbé nommé par Rome, jusqu’à sa vente pendant la Révolution.
Depuis lors, le titre de « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » est porté par tous les chefs d’État français, qui y possèdent leur propre stalle “réservée”.
Par contre, pour nous, pas de visite possible !

Sur la place, la maison Sageran réhabilitée à la fin du XXème siècle. Les restaurateurs ont choisi de crépir la façade entre les colombages, comme c’était le cas autrefois.

L’étape suivante nous mène au bord du Lot où les moines possédaient deux moulins, l’un à grains, l’autre à foulon qui ne semblent plus exister.

Au XVIIIème siècle, Clairac était une halte obligatoire pour les bateliers. C’est là qu’ils déchargeaient leur cargaison de bois afin de fournir les charpentiers de marine et les tonneliers.
Le long du chemin de halage, une petite fontaine restaurée en 1856 par P. de Laguehay-Lacoste.

Nous arrivons au pont. A l’origine, seul un bac à trail reliait les deux rives du Lot. Ensuite en 1832, la famille Balguerie, riches négociants, a construit un pont suspendu dont on peut apercevoir encore les piles quand le niveau du Lot le permet. À l’entrée du pont, un octroi abritait un agent chargé de percevoir le droit de passage.
Avec le développement de la circulation, dans les années 1930, l’étroit pont menaçait de s’écrouler et il ne permettait plus ni le passage des camions, ni aux véhicules de se croiser. Aussi la décision a été prise de le remplacer.

Nous poursuivons notre chemin en direction de la rue Gambetta, le quartier des marchands et des négociants. Les gabares se rendaient à Bordeaux où les marchandises étaient chargées sur des voiliers affrétés par des familles originaires de Clairac.

Nous arrivons à une fontaine monumentale, la Font Grand, surnommée “Las canelles“, qui date des XVIème ou XVIIème siècles. L’eau était distribuée par des canelles situées de part et d’autre. (petites canalisations ?) Son réservoir est couvert d’une belle voûte gothique et sa façade néogothique, datée de 1638, a été restaurée en 1909. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Au XXème siècle, un lavoir a été rajouté. Il est encadré par des tables à laver.

Nous passons à l’arrière de l’église Saint-Pierre-ès-Liens, l’ancienne église abbatiale qui garde encore des parties romanes. Mais comme elle n’est pas dans le circuit, impossible de s’y arrêter …. les Schtroumpfs avancent à une allure de guépard … et il faut suivre !

Nous passons maintenant dans les quartiers occupés par la bourgeoisie.
Belle maison à pans de bois, minutieusement restaurée par Macon Williams vers 1970. Sur une base en pierre de Thabor, la maison s’élève sur deux niveaux de colombages, auxquels s’ajoute un dernier niveau en soupente. Au premier étage, un ensemble de petites fenêtres s’inscrivent dans les pans de bois pour créer une vaste ouverture indispensable pour donner de la lumière car cette façade est au nord.
Du Moyen-Age à la Révolution se tenait ici la « maison de ville » dont le rez-de-chaussée faisait office de halle aux blés. La municipalité était gérée par des consuls et une jurade.

Cette maison à pans de bois dite de Montesquieu, du XVIIème siècle, n’a jamais appartenu au philosophe mais à un notaire, Maître Bertrand. L’écrivain, dont l’épouse était de Clairac et où il possédait des terres, y aurait écrit une partie de ses “Lettres persanes”. Au troisième étage, une galerie en porte-à-faux prolonge la façade. La belle ossature en bois est dite en arête de poisson.

Nous finissons le circuit à l’actuelle halle construite par Edouard Dachan en 1843. Elle abrite à présent l’OT.

Devant un puits. Il n’a rien de particulier pour le commun des mortels car fontaines et puits à Clairac sont fort nombreux, la ville reposant sur une immense nappe phréatique.

Mais elle intéresse les Schtroumpfs. Devinez pourquoi …..

C’est ici que se termine notre visite de Clairac qu’il faudra parcourir une autre fois car la ville ne nous a pas révélé tout ses trésors. Mais ce sera sans les Schtroumpfs car avec eux, l’APN a bien du mal à suivre !!
Je vous retrouve vendredi pour un autre sujet.
Je vous embrasse. Prenez soin de vous.

Photos personnelles non libres de droit.
Texte et légendes rédigés avec les informations glanées sur le net et les documents en ma possession.
Merci de m’envoyer une demande par le formulaire de contact si vous voulez utiliser l’un ou l’autre cliché. Je me ferai un plaisir de le partager avec vous.

C’est vraiment un très joli village effectivement, avec beaucoup de cachet et un beau patrimoine.
Malgré les Schtroumpfs et leur vivacité, l’APN a bien travaillé et les photos rendent super bien les bâtisses.
Bon après-midi.
Gros bisous
Bonjour Lavandine
Je te remercie pour ces photos et je te souhaite une bonne fin de journée.
Un très beau lieu chargé d’histoire …
J’aime beaucoup la photo de la fontaine…
bises, bel aprèm !
Une jolie découverte.
Bon mercredi Lavandine.
Bises.
Christian
Très sympa ce jeu pour découvrir une ville avec les enfants, c’est très ludique.
La ville est superbe, j’adore ces maisons à colombages. Chouette le trésor est découvert.
il n’était pas trop long ton article.
très belle journée
Bises
Certainement une petite ville intéressante à découvrir. Juste dommage que cette ville ait confié la gestion de son aire de camping-car à une entreprise qui vous répond qu’elle n’est responsable de rien.
Eh ben merci beaucoup, je viens de faire ce beau voyage avec vous sans quitter ma chaise… et rassures toi, je ne l’ai pas trouvé trop long !😄
Bisous et bon après-midi
Quand c’est beau et intéressant comme ça, ce n’est pas trop long! Qu’est ce qu’elle est belle cette ville, merci pour la balade. Gros bisous. cathy