Bonjour tout le monde.
Je vous retrouve aujourd’hui pour la poursuite de notre petite balade entre France et Allemagne. Ceux qui n’ont pas lu le début peuvent cliquer sur le lien ci-dessous.
Poursuivons donc …
J’arrive vite devant une nouvelle passerelle, bien moins grande que la passerelle Mimram. Elle enjambe le Vieux Rhin. Au XIXème siècle, le Vieux Rhin et le fossé d’une caserne formaient la limite du district entre le village et la ville de Kehl. Pendant des décennies, les habitants les ont tous deux utilisés comme décharge. En 1910, après la réunification du village et la ville de Kehl, le Vieux Rhin a été comblé.


J’aborde la ville par la rue principale (Hauptstrasse), piétonne. Les terrasses sont déjà opérationnelles et il n’est que 10h !

Comme je vous le disais précédemment les Allemands (comme tous les peuples du nord d’ailleurs) sont friands de glace et de pâtisseries.

Je m’arrête place du marché, devant la Friedenskirche (Eglise de la paix), œuvre de Friedrich Theodor Fischer que je n’ai jamais visitée. C’est l’occasion aujourd’hui.

L’église de la Paix (Friedenskirche) de Kehl a été construite en 1817. Elle servait initialement d’église de secours pour les catholiques et les protestants dont les églises avaient été détruites en 1793 lors du siège de la forteresse de Kehl.
Tombée en ruine, les deux confessions revendiquent la construction de leur propre église. Cependant, le gouvernement régional n’approuve pas la construction de deux édifices. Par contre, une église accueillant les deux confessions est construite et le 27 juillet 1851, après quatre ans de travaux, le premier office religieux est célébré dans ce simutaneum*. La cohabitation dure jusqu’à ce que les catholiques fassent bâtir en 1914 l’église Saint-Népomucène dont vous avez pu voir le clocher dans l’article # 1.
* église partagée entre différents cultes chrétiens.
Vue vers le chœur.
Les deux tableaux situés des deux côtés du chœur ont été commandés en 1899 au peintre munichois Franz Rieger.

Celui qui surmonte l’orgue représente la Résurrection
Ce dernier a été construit en 1997 par la Maison Martin Vier de Friesenheim-Oberweier, financé en grande partie par des dons.

Le triptyque du Requiem pour les Morts.
L’œuvre d’art en trois parties intitulée Requiem pour les Morts du mur de Berlin est une œuvre de l’artiste, Manfred Aust (né en 1935 dans l’Ortenau). Elle est destinée à la mémoire des hommes morts sur le mur de Berlin et dans les régions frontalières de l’ancienne RDA (République Démocratique Allemande).
Leurs noms sont inscrits sur les planches latérales. Les inconnus sont marqués d’une croix. La forme du triptyque représente une croix et les couleurs sont celles du drapeau national noir-rouge-or. Les notes de la partie centrale correspondent aux premières mesures du Requiem de Verdi.

L’église porte bien son nom car depuis plus de 4 ans, tous les soirs à 18h, les fidèles sont invités à prier pour la Paix.
Après ma visite, je poursuis dans le Haupstrasse. Durant le WE de l’Ascension a eu lieu le messdi de l’Ascension. Les forains sont en train de démonter les stands. Rien de bien original sauf deux remorques qui attirent mon regard. Des WC en location ….au design humoristique. (häfele est un petit pot de chambre).


Avant de reprendre le chemin du retour, je m’arrête dans une boulangerie… Sûr que zhom aura faim quand il sortira de la clinique.

Le reportage s’arrête sur cette note gourmande. J’espère qu’il vous a plu.
Je vous souhaite une belle journée et je vous retrouve vendredi pour un autre sujet.
Je vous embrasse.

Photos personnelles (sauf mention contraire) non libres de droit.
Merci de m’envoyer une demande par le formulaire de contact si vous voulez utiliser l’un ou l’autre cliché. Je me ferai un plaisir de le partager avec vous.
Texte et légendes rédigés avec les informations glanées sur le net et les documents en ma possession.

un vrai bonheur de te suivre dans ton périple, même sans APN tes photos sont superbes. bises.celine